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Les FinTechs : quelles leçons pour les banques ?

Une opposition régulière entre les Fintechs, symbole de modernité et d’agilité, et les Banques « classiques »...

Une opposition régulière entre les Fintechs, symbole de modernité et d’agilité, et les Banques « classiques », parfois symboles d’un âge d’or révolu, anime aujourd’hui l’actualité économique. La capacité à réaliser ou adopter des techniques et algorithmes disruptifs, puissants, agiles et modulaires, fait apparaitre les Fintechs comme les plus à même à traiter et analyser les données liées aux activités bancaires. A cela il faut ajouter un avantage comparatif sur l’expérience client avec une approche nativement mobile. C’est évidemment trop rapidement oublier que certains métiers bancaires sont multiséculaires.

    

L’expertise métier et le savoir empirique cumulés à 200 ans de connaissance clients (et donc de données associées) sont autant d’atouts que l’on ne pourra pas balayer du jour au lendemain. Notre article repose sur l’idée que la coopétition, cette idée d’une coopération technologique des Fintechs avec les opérateurs historiques, en parallèle d’une concurrence de marché plus classique, permettra de faire émerger les meilleures solutions au service des clients finaux.

    

Les tendances du marché des Fintechs montrent que 73% d’entre elles, reçues par l’ACPR en France, sont liées au marché des paiements. Parmi elles, les Regtechs sont celles qui ont aujourd’hui le vent en poupe, du fait d’un environnement réglementaire en constante évolution. Leur nombre a doublé au cours de l’année écoulée pour dépasser la centaine en France. A travers le monde, elles ont attiré près de 219 millions de dollars d’investissement au premier trimestre 2017, et on en dénombre désormais plus de 10 000 sur les 5 continents.

   

Les avantages comparatifs spécifiques des fintechs par rapport aux banques

 Les Fintechs ont un avantage: leur agilité structurelle. Comme nous le confirme Laurent Girard, cofondateur et COO de Yomoni: « contrairement aux acteurs historiques qui doivent repenser leur existant, avec ce que cela entraine comme inertie (SI, process, data management), nous avons cette chance d’avoir construit notre plateforme « from scratch », en nous inspirant directement des textes des régulateurs. Nous échangeons énormément avec l’AM&F et l’ACPR sur les bonnes pratiques à adopter, et avons inscrit les grands principes légaux dans le socle de notre activité. Le réglementaire n’agit pas sur nous comme une contrainte mais comme une réelle opportunité de développement et de projection ».

   

Une autre illustration parlante : celle de la connaissance client grâce à la Data Analytics.  En plus d’être une problématique suivi de plus en plus finement par les régulateurs (avec notamment l’entrée en vigueur de la RGPD en mai 2018), les tâches qui y sont associées, par exemple dans le cadre des mesures de vigilance anti-blanchiment,  sont fortement consommatrices en ressources (vérification de passeport, cross-checking d’informations et de données juridiques…).

   

Certaines Regtechs proposent donc d’automatiser ces diligences manuelles chronophages et porteuses de risques opérationnels non négligeables, sur tout ou partie de la chaine de valeur (Front to Back). Ainsi, des sociétés utilisent des systèmes d’identification par chat vidéo basés sur des algorithmes de reconnaissance faciale, permettant des entrées en relation sans passage en agence, quand d’autres proposent d’utiliser la reconnaissance optique de caractère afin d’identifier la Machine-Readable Zone présente sur un passeport.  Ces solutions, en plus d’être efficientes, sécurisées et innovantes, permettent d’améliorer l’expérience client en apportant une approche souvent ludique et instantanée.

 

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